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Comparaison des taux d’accidents : voitures thermiques et électriques

Depuis plus d’un siècle, les voitures thermiques règnent sur les routes du monde entier. Cependant, depuis quelques années, une véritable révolution s’opère : celle de la voiture électrique. Portée par les politiques environnementales, les innovations technologiques et l’évolution des mentalités. La mobilité électrique connaît une croissance fulgurante. Néanmoins, au-delà des débats sur l’autonomie, le prix ou l’impact écologique, un autre sujet suscite de plus en plus d’intérêt : la sécurité routière.

En effet, beaucoup se demandent si les voitures électriques sont plus ou moins impliquées dans des accidents que leurs homologues thermiques. Les différences de conception, de puissance, de bruit ou encore de comportement des conducteurs peuvent-elles influencer le risque d’accident ? Pour le savoir, il convient d’analyser les données disponibles, tout en tenant compte des particularités de chaque type de motorisation.

Ainsi, cette comparaison entre les taux d’accidents des voitures thermiques et électriques permettra non seulement de mieux comprendre les enjeux de sécurité, mais aussi d’anticiper les défis de la mobilité de demain.

Les spécificités techniques et comportementales des voitures thermiques et électriques

Avant d’examiner les statistiques d’accidents, il est essentiel de rappeler les principales différences entre voitures thermiques et électriques, car celles-ci influencent directement la conduite et la sécurité.

Les voitures thermiques, fonctionnant à l’essence ou au diesel, disposent d’un moteur à combustion interne. Elles produisent des vibrations, du bruit et une montée progressive en puissance. Le conducteur ressent donc mieux les réactions du véhicule, ce qui favorise une certaine anticipation. Cependant, la mécanique plus complexe entraîne aussi des risques de pannes, de pertes de puissance soudaines ou de comportements imprévisibles en cas de défaillance mécanique.

Les voitures électriques, quant à elles, sont propulsées par un moteur électrique alimenté par une batterie. Leur accélération est instantanée, leur fonctionnement silencieux et leur centre de gravité souvent plus bas grâce au poids des batteries. Ces caractéristiques offrent une stabilité remarquable et une meilleure tenue de route. Toutefois, leur silence peut surprendre les piétons et cyclistes, augmentant le risque d’accidents en milieu urbain.

De plus, la puissance délivrée immédiatement par le moteur électrique peut dérouter les conducteurs novices. À l’inverse, les systèmes d’aide à la conduite, très développés sur les modèles électriques récents, peuvent compenser ce déséquilibre. Ces aides — freinage d’urgence, maintien dans la voie, régulateur adaptatif — contribuent à réduire les risques d’accidents liés à l’inattention.

Analyse des taux d’accidents selon le type de motorisation

Les études menées ces dernières années permettent d’avoir une vision de plus en plus précise des taux d’accidents impliquant les deux types de véhicules.

Selon plusieurs organismes de sécurité routière européens, le taux d’accidents graves pour les voitures électriques reste comparable, voire légèrement inférieur, à celui des voitures thermiques. Par exemple, en Norvège — pays pionnier de l’électrification automobile —, les statistiques de 2023 montrent que les véhicules électriques sont impliqués dans environ 5 % moins d’accidents corporels que les thermiques, à kilométrage équivalent.

Toutefois, il est important de noter que la gravité des accidents peut parfois être différente. En raison de leur poids plus élevé, les voitures électriques peuvent causer davantage de dégâts matériels lors d’une collision. Cependant, les passagers sont mieux protégés grâce à des structures renforcées et à une meilleure répartition du poids.

En France, les chiffres de la Sécurité routière indiquent que la probabilité d’accident mortel est légèrement plus faible pour les véhicules électriques, notamment en milieu urbain. Cela s’explique par une conduite souvent plus douce, des trajets plus courts et une utilisation moins fréquente à grande vitesse. En revanche, sur autoroute, les écarts tendent à se réduire.

En somme, les voitures électriques semblent globalement un peu plus sûres en matière de fréquence d’accidents, mais pas toujours en termes d’impact matériel.

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Voitures thermiques et électriques : Les causes de ces différences

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les taux d’accidents diffèrent entre les deux types de motorisation.

La puissance et la réactivité

Les voitures électriques offrent une accélération instantanée. Cela peut être un avantage — car le conducteur peut se dégager rapidement d’une situation dangereuse — mais aussi un risque si la puissance n’est pas maîtrisée. Certains conducteurs, attirés par les performances, peuvent adopter une conduite plus nerveuse.

À l’inverse, les voitures thermiques imposent souvent une montée en régime progressive, obligeant le conducteur à anticiper davantage. Cette différence de comportement mécanique influence directement la dynamique de conduite.

Le silence et la perception sonore

L’absence quasi totale de bruit est une caractéristique appréciée des voitures électriques, mais elle peut devenir un inconvénient pour la sécurité des usagers vulnérables. Les piétons et cyclistes, habitués à détecter les véhicules à l’oreille, peuvent ne pas percevoir l’arrivée d’une voiture électrique.

C’est pourquoi, depuis 2021, une réglementation européenne impose un bruit artificiel (AVAS – Acoustic Vehicle Alerting System) sur les véhicules électriques circulant à basse vitesse. Cette mesure a déjà permis de réduire le nombre de collisions en zone urbaine.

Le comportement des conducteurs

Les études montrent que les conducteurs de voitures électriques sont en moyenne plus prudents et mieux informés sur les règles de sécurité. L’achat d’un véhicule électrique s’inscrit souvent dans une démarche de responsabilité écologique, ce qui se traduit aussi par une conduite plus apaisée.

En revanche, les conducteurs de voitures thermiques — souvent confrontés à des trajets plus longs ou à des véhicules plus anciens — sont davantage exposés à la fatigue mécanique et au stress lié aux coûts du carburant. Ces éléments peuvent indirectement augmenter le risque d’accident.

Les aides à la conduite

Enfin, les voitures électriques, plus récentes, disposent presque toutes d’aides à la conduite de dernière génération. Ces technologies, telles que le freinage automatique d’urgence, la surveillance des angles morts ou la détection de somnolence, réduisent considérablement le risque d’accidents. Les véhicules thermiques plus anciens, dépourvus de ces systèmes, restent statistiquement plus exposés.

Les idées reçues sur la sécurité des voitures électriques

Malgré les chiffres encourageants, certains automobilistes continuent de penser que les voitures électriques sont plus dangereuses. Ce préjugé provient souvent d’une méconnaissance de leur fonctionnement.

Beaucoup redoutent notamment le risque d’incendie lié aux batteries lithium-ion. Pourtant, selon les experts en sécurité automobile, les incendies impliquant des voitures électriques sont 20 fois moins fréquents que ceux causés par des véhicules thermiques. En réalité, les moteurs thermiques présentent plus de risques de surchauffe et de fuite de carburant.

D’autres craignent le poids supplémentaire des batteries, estimant qu’il pourrait nuire à la maniabilité. En pratique, ce poids, bien réparti, améliore la stabilité et l’adhérence.

Ainsi, la plupart des inquiétudes reposent sur des idées reçues. La réalité statistique montre que, sur de nombreux aspects, la voiture électrique est au moins aussi sûre, voire plus sûre que la voiture thermique.

VOITURES THERMIQUES ET ELECTRIQUES

L’avenir de la sécurité routière face à la montée de l’électrique

Avec la croissance rapide du parc électrique, la question de la sécurité routière va continuer d’évoluer. D’ici 2030, on estime que plus de 40 % des voitures neuves vendues en Europe seront électriques ou hybrides rechargeables.

Cette transition s’accompagnera d’une amélioration constante des systèmes de sécurité active et passive. Les constructeurs investissent massivement dans l’intelligence artificielle, les capteurs de vision et les technologies prédictives. À terme, ces innovations permettront de réduire encore davantage les accidents liés à l’erreur humaine.

Par ailleurs, la conduite semi-autonome, déjà présente sur certains modèles, jouera un rôle clé. Grâce à des systèmes capables de détecter et de réagir plus vite qu’un humain, la sécurité pourrait franchir un nouveau cap.

Cependant, cette évolution soulève aussi des défis : la formation des conducteurs, la cybersécurité des véhicules connectés et la gestion du recyclage des batteries devront être soigneusement encadrées.

Ainsi, si les voitures électriques marquent une avancée certaine en matière de sécurité, leur généralisation impose une adaptation globale du système routier et réglementaire.

Comparaison des taux d’accidents : voitures thermiques et électriques

Voitures thermiques et électriques

En définitive, la comparaison des taux d’accidents entre voitures thermiques et électriques révèle des tendances claires. Globalement, les véhicules électriques sont un peu moins impliqués dans les accidents, surtout en milieu urbain, et offrent de meilleures protections à leurs occupants grâce à des technologies embarquées modernes.

Les voitures thermiques, bien qu’encore majoritaires, souffrent de leur ancienneté et d’une mécanique plus sujette à l’usure. Leur comportement sonore et leur puissance progressive peuvent limiter certains risques, mais leur vulnérabilité mécanique reste un facteur aggravant.

Ainsi, à mesure que la transition énergétique se poursuit, il apparaît que la sécurité routière bénéficie indirectement de l’électrification du parc automobile. En combinant innovation, responsabilité et éducation, les voitures électriques ne se contentent pas de réduire les émissions : elles contribuent aussi à rendre nos routes plus sûres.

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