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Art et automobile

Depuis plus d’un siècle, art et automobile tissent une relation particulière. En effet, la voiture, s’imposant dans le quotidien de tous, vient également inspirer les artistes de son temps. D’ailleurs, il n’est peut-être pas osé de qualifier la conception automobile d’artistique, au même titre que l’architecture. Tout du moins cela convient en France, où fiscalement les voitures entrent dans la même catégorie que les toiles de Maîtres. Par exemple, en ne comptant pas dans le calcul de l’ISF (Impôt sur les Grandes Fortunes). Partant de ce constat, il paraît donc intéressant de voir comment ces « grands Maîtres » se sont appropriés l’automobile en tant qu’œuvre !

La fascination art et automobile de Salvador Dalí

Salvador Dalí, artiste excentrique du XXème siècle, démontre une certaine fascination pour l’automobile. On retrouve particulièrement dans ses œuvres un amour pour les Cadillac, une marque emblématique pour un artiste qui l’est tout autant.

D’abord connu en tant que peintre, Dalí présente des automobiles dans plusieurs de ses tableaux. Il est possible de citer la toile « Monument impérial à la femme-enfant ». Cette œuvre qui oppose visuellement une grande composition minérale sculptée de corps à une minuscule voiture décharnée. Comme toujours, l’artiste vient estomper les repères. C’est d’ailleurs ce qui caractérise ses peintures « Automobiles Habillées » produites en 1941. L’artiste s’empare de l’image du bolide, aux traits puissants et au caractère fort. Il vient la décorer de tissus fluides qui contrastent avec les lignes de la carrosserie. Finalement, c’est aussi une confrontation entre le caractère très masculin de la Cadillac et la parure de tissus soyeux plus féminine qui se met en place. Salvador Dalí présente la voiture-machine, objet de son époque, comme porteuse de symboles. Bien sûr, toutes ces interprétations sont propres au travail des surréalistes dont Dalí fait partie et qui parfois, ne font pas toujours sens au premier coup d’œil !

Dalì et la confusion art et automobile

Effectivement, c’est avant tout la confusion que provoque sa sculpture « Taxi Pluvieux ». Encore une fois nous retrouvons au cœur de cette composition une Cadillac Série 62 cabriolet, dans une mise en scène rocambolesque. Le bouchon de radiateur se transforme en statue gigantesque posée sur le capot, enchaînée à une barque flottant au-dessus de la voiture. En plus de cela, une seconde sculpture cachée sous la barque est également enchaînée par un pneu. Pour conclure, l’œuvre tire son nom du système de tuyauterie faisant pleuvoir dans le véhicule lui-même, que les visiteurs peuvent activer en insérant une pièce de 1 €. En conséquence, c’est une œuvre impressionnante donnée à voir aux spectateurs, parsemée de détails et de symboles que chacun est libre d’interpréter.

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Étape 1/3

La Cadillac Ranch

Le statut iconique de la Cadillac la fait apparaître, une nouvelle fois, dans une composition artistique qui lui est tout particulièrement dédiée. Dans un autre courant artistique, la voiture se fait cette-fois sujet d’une œuvre de land-art, un mouvement plaçant le plus souvent les créations en extérieur, proie aux intempéries et à l’érosion naturelle.

Art et automobile inspiré des US

Le « Cadillac Ranch » est une composition monumentale située au Texas, face à l’ancienne route 66. Réalisée en 1974 par un trio d’artistes-architectes nommé Ant Farm, elle est composée de 10 épaves de Cadillac semi-enterrées l’une à la suite de l’autre. Chaque voiture est un modèle de la gamme représentant son évolution entre 1949 et 1963, ayant l’avant complètement enseveli. L’angle d’implantation très particulier est toujours exactement similaire, car il représente selon les créateurs la même inclinaison que la pyramide de Khéops. C’est en somme une œuvre plutôt hors norme, avec ses voitures plantées dans le sol comme si elles étaient venues s’y écraser. Par ailleurs, on constate qu’aujourd’hui toutes ces voitures sont entièrement recouvertes de graffitis. Effectivement, si la sculpture se trouve sur un terrain considéré comme privé, le public est invité de façon tacite à venir utiliser les voitures comme terrain d’expression. Il faut dire qu’un chemin a été aménagé pour conduire directement au terrain ! D’ailleurs, si le Texas semble trop loin, il existe un site internet pour graffiter virtuellement le Cadillac Ranch…

art automobile

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Les Compressions automobiles de César

La carrière de l’artiste César Baldaccini, dit simplement César, est marquée par ses « compressions ». C’est à l’issu de sa découverte d’une presse hydraulique, utilisée pour compacter les épaves de voitures que celui-ci se met en tête de sublimer la carcasse automobile. Ainsi, la tôle brillante et lisse se voit froissée, chiffonnée, aplatie. Evidemment son travail fait scandale, l’automobile reste un objet de luxe, élégant et symbole de puissance, ce que l’artiste efface complètement. Finalement, le fait d’écraser ces carcasses devient une sorte de blasphème qui enflamme les critiques.

Pour autant, l’artiste César ne se défait pas et poursuit ses œuvres, allant pousser la provocation toujours plus loin. Cette fois-ci, il ne se contente pas d’épaves, mais bien de voitures flambant neuves sortant de l’usine Fiat ! En effet, en 1998 il présente « La suite Milanaise » qui comprend 15 « blocs » d’automobiles, repeints de couleurs flashy, défigurant totalement l’idée d’une voiture.

Aujourd’hui encore, ces créations peuvent être polémiques, César utilisant la voiture comme un matériau comme s’il façonnait de la poterie. Cependant, elles permettent aussi d’une certaine façon de voir l’automobile au travers de ses qualités purement matérielles.

La voiture comme toile, art sur automobile

Pour l’artiste Nikita Golubev, la voiture n’est plus le sujet, mais devient la toile sur laquelle peindre. En revanche, ce n’est pas de la peinture dont se sert Nikita Golubev, mais des salissures recouvrant camions et voitures. D’ailleurs, il qualifie ses créations de « dirty art », littéralement « art sale ». Ainsi au lieu de peindre des fresques murales, l’artiste vient nettoyer boue et pollution des carrosseries pour faire apparaître des œuvres éphémères. Pensez-y au prochain nettoyage de votre auto !

Ses créations sont en réalité une version streetart de ce qu’on nomme les Art Cars. Ces voitures entièrement repeintes ou transformées pour devenir des œuvres à part entière, mais attention rien à voir avec le tuning ! Parmi les plus connues, nous pouvons citer la série initiée en 1975 par le constructeur BMW. A ce jour, de nombreux artistes se sont relayés pour présenter des carrosseries repeintes à leur manière, dont Andy Warhol ou Roy Lichtenstein. La collection BMW compte à ce jour 19 modèles réunissant artistes, designers et automobile, qu’il est possible de voir au Musée BMW de Munich. A noter pour un futur voyage…