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La voiture électrique est-elle si « écolo » ?

Nous entendons de plus en plus parler de la voiture électrique. La voiture de l’avenir ! L’État encourage même les citoyens à investir dans ces voitures « nouvelle génération ». Lorsque l’on croise un véhicule électrique, tout prête à croire qu’elle est propre, pas de bruit, pas d’odeur, pas de gaz d’échappement. Mais ces voitures dites « écologiques » sont-elles si vertueuses ?

Un bijou de technologie

La technologie avancée des voitures électriques a de nombreux avantages.

Le premier est financier, 100 km en électrique coûtent 2€ lorsque le diesel et l’essence coûtent respectivement 8,50 et 11,50 euros. Si vous avez la chance de posséder un système d’autoproduction et d’autoconsommation d’énergie, ce coût et encore réduit.

Côté entretien, les pièces d’usures sont à changer moins régulièrement. Ce point rejoint aussi l’aspect financier puisqu’un entretien de voiture n’est pas gratuit.

Le silence ! Quel bonheur pour l’automobiliste et pour le piéton de ne pas subir de pollution sonore.

Localement, la voiture électrique ne rejette pas de gaz à effet de serre. La qualité de l’air est donc meilleure là où vous circulez.

La fabrication de la voiture électrique

D’après l’Ademe, « A la différence des véhicules thermiques, la majorité des impacts environnementaux d’un véhicule électrique interviennent lors de la phase de fabrication ». Contrairement aux voitures diesel ou essence classiques, la voiture électrique pollue énormément avant même d’avoir roulé. Mais d’où vient cette source de pollution ?

La plus grosse source de pollution de ce type d’auto est la fabrication de la batterie. Pour fabriquer une batterie, il est nécessaire d’extraire de nombreux métaux rares et précieux. Lithium, cobalt, cuivre … cette augmentation des commandes réjouit les extracteurs, au grand désespoir des populations. L’extraction de ces métaux nécessite une grosse quantité d’eau et de produits chimiques. Les premières populations impactées sont celles des régions pauvres, riches de ces matières premières. L’eau utilisée, par millions de litres chaque jour, assèche les terres et prive la population et les élevages. Les nappes phréatiques sont polluées et rendent malades les travailleurs et habitants de ces mines. De quels produits chimiques parle-t-on ? D’acide sulfurique, de cyanure, de mercure, d’arsenic, …

Il faut ajouter le problème majeur de l’emploi d’enfants dans ces mines, des accidents de stockage de déchets toxiques, le bilan est très lourd.

Suite à de nombreux accidents ayant causé la mort de nombreux ouvriers, enfants compris, les industriels tentent de diminuer certains métaux composants des batteries. Certains améliore un peu leur impacte, mais il reste cependant gigantesque.

L’électricité pour la recharge

La voiture électrique, comme son nom l’indique, utilise de l’électricité et non du carburant pour fonctionner. Le simple geste de brancher sa voiture plutôt que de consommer des carburants fossiles parait tout de suite plus propre. Aucune émission de CO2, et pas d’odeur, le combo gagnant du véhicule propre. Les villes sont donc beaucoup moins polluées et l’air est plus respirable localement. Oui, localement. Petit rappel rapide de comment est fabriquée l’électricité et si les dits “meilleurs élèves” le sont vraiment.

France

En France, nous avons la chance d’utiliser majoritairement le nucléaire pour produire notre électricité. Pas de débat sur le nucléaire, ce n’est pas le sujet. Mais plus il y aura de voitures électriques à rouler, plus nous aurons besoin de cette énergie. Or la fabrication d’une centrale nucléaire ne se fait pas du jour au lendemain et nécessite des sommes phénoménales. Nous serons donc contraints d’acheter de l’électricité à l’étranger. Cette électricité est-elle propre ? Pas tout à fait, il existe encore de nombreuses centrales à charbon et de centrales de groupes électrogènes. Recharger un véhicule électrique avec du charbon ou le carburant d’un groupe électrogène ce n’est franchement pas génial.

Norvège

La Norvège est un des meilleurs élèves alors même qu’elle est un très gros producteur d’énergies fossiles avec ses nombreux gisements sous-marins. Elle produit la majorité de son électricité avec les énergies renouvelables, quasi intégralement l’hydraulique, avec ses barrages sur ses nombreux fjords. A noter que la Norvège se distingue par une autre singularité : elle investit la quasi-totalité de ses recettes des hydrocarbures dans un fond d’Etat qui permettra de maintenir le niveau de vie très élevé des habitants après l’épuisement des gisements.

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Étape 1/3

Le recyclage de la voiture électrique

Pour éviter une gestion catastrophique des batteries usagées, et aussi pour améliorer leurs images, certaines entreprises de stockage d’énergie rachètent les batteries usagées. Ces batteries sont utilisées pour le stockage d’énergie renouvelable et pour pallier à leur intermittence. Double bon point !

Aujourd’hui, l’État indique que 80% des batteries sont recyclables. « Recyclables » ne veut pas dire « recyclées ». Certains métaux sont tellement peu chers qu’il n’y a pas d’intérêt à les recycler (lithium, cobalt, etc.). Aucune loi n’oblige les fabricants à recycler certaines matières premières. Le recyclage est un des gros points noirs de la technologie électrique.

Une voiture presque comme les autres

Ces véhicules sont certes, innovants, et c’est important, mais il reste de nombreuses améliorations à apporter avant de les rendre propres. Si l’on parle du cycle de vie complet du véhicule électrique, on peut dire qu’elle n’est pas plus propre que la voiture thermique traditionnelle.

Outre la voiture, de manière plus générale, la transition vers le « green » nécessite souvent des pratiques polluantes voire très polluantes. Pourquoi ? Parce que les fabricants s’appuient sur l’industrie minière, industrie la plus nocive pour la Planète. Il faudrait penser l’écologie différemment, faire du propre avec du sale, ce n’est pas idéal.

L’introduction d’hydrogène dans les moteurs thermiques pour bruler plus de particules à la combustion ne serait-elle pas une solution plus écologique et plus économique ? Mais la génération de l’hydrogène comment elle-même à susciter des débats contradictoires et augure de nouvelles polémiques. De nombreuses réflexions se font, nous verrons bien.

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